Depuis le 3 janvier, date à laquelle l’impérialisme états-unien a bombardé des cibles au Venezuela et enlevé le président Nicolás Maduro et la députée Cilia Flores, le processus bolivarien est entré dans une période bien plus difficile, marquée par des reculs tactiques, de nouvelles contradictions et des événements qui ont réduit certaines des voies ouvertes par la révolution. Il ne s’agit pas d’un revirement pur et simple, mais d’un recul qui exclut certaines possibilités pour l’instant, tout en laissant intact le terrain sur lequel se poursuit le processus radical de construction des communes. Car le processus révolutionnaire vénézuélien n’est pas arrivé à son terme. L’expérience politique accumulée depuis plus de deux décennies reste vivante dans de nombreuses communes, tout comme les capacités forgées au fil d’années de lutte. Et, ce qui est peut-être le plus important, les communes continuent d’exister en tant qu’espaces vivants de résistance, d’organisation, de production, de délibération et de pouvoir populaire, même si leurs niveaux de développement et de conscience politique varient considérablement.
Source : Venezuela, l’heure des brasiers et les temps difficiles de l’internationalisme | Blog Venezuelainfos
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