L’enlèvement de Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores par les forces spéciales américaines a marqué le début d’une nouvelle ère au Venezuela : celle d’un protectorat de facto dans lequel Washington gère le pétrole, les finances et le commerce extérieur. Il en résulte un système de pouvoir inédit, plein de paradoxes, qui évolue en terrain miné avec la complicité des anciens lieutenants de Maduro.
Le Venezuela connaît ainsi un curieux « changement de régime », par lequel ce sont ceux-là mêmes qui l’ont dirigé pendant ses 27 ans d’histoire qui commandent le virage vers une forme de protectorat ; c’est ce que beaucoup appellent aujourd’hui, de manière plus ou moins ironique, le « MAGA-chavisme ».
Il s’agit d’une véritable nouveauté politico-militaire, mais qui n’est pas exempte de questions liées à la nouvelle politique économique d’ouverture, à la dynamique d’un gouvernement sous tutelle, au rôle des forces armées et du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) ainsi qu’au rôle de ce qu’on nomme la « bolibourgeoisie ». Un équilibre manifestement instable et incertain.
Source : L’étrange expérience « MAGA-chaviste » qui déterminera l’avenir du Venezuela – Contretemps
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