Maria dit ne plus dormir depuis l’attaque américaine du 3 janvier menant à la capture de Nicolas Maduro. Elle était aux premières loges, vivant à quelque 500m de Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, où était réfugié le président déchu et sur lequel est tombé un déluge de projectiles.

Comme beaucoup de Vénézuéliens, elle est traumatisée par l’attaque surprise survenue en pleine nuit. Hantée par les déflagrations, elle doit prendre des somnifères.

Elle évoque la fumée orangée s’élevant de Fuerte Tiuna, la lumière jaune qui a empli son appartement, les secousses de son lit, le tremblement des fenêtres. Son fils adolescent agrippé à elle. Les cris déchirants de voisins dans les couloirs de son immeuble…

« Les choses qui se sont passées ce jour-là, je ne veux plus les revivre. Je suis très sensible », raconte Maria, la cinquantaine, sous couvert de l’anonymat et dont le prénom a été changé.

« Même en prenant des médicaments, je sursaute à chaque camion qui passe, à chaque klaxon qui retentit », confie-t-elle. « Je me sens en insécurité, honteuse, en colère, je ressens beaucoup de choses, mais surtout j’ai peur. »

Source : Venezuela: l’onde de choc de l’attaque américaine laisse une population « terrifiée »


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