Derrière les tensions diplomatiques croissantes entre les États-Unis et le Venezuela, la récente capture d’un pétrolier dans les Caraïbes révèle un enjeu majeur pour le Canada : l’avenir de sa relation pétrolière avec les États-Unis.
Depuis plus de vingt ans, le pétrole lourd canadien, principalement extrait des sables bitumineux de l’Alberta, s’est taillé une place de choix aux États-Unis. Environ quatre millions de barils par jour traversent la frontière pour alimenter les raffineries du Midwest, spécialement configurées pour traiter ce type de brut.Cette situation n’est pas arrivée par hasard. Elle découle des sanctions imposées par Washington au régime de Hugo Chávez, puis à celui de Nicolás Maduro, dirigeants d’un pays qui produit lui aussi du pétrole lourd en abondance.
À partir du milieu des années 2000, les États-Unis ont resserré l’étau sur Caracas, cherchant à limiter les revenus pétroliers du gouvernement vénézuélien, accusé de mesures hostiles, notamment contre les entreprises américaines présentes sur son territoire. Les sanctions, combinées à une gestion déficiente du secteur pétrolier par les Vénézuéliens, ont accéléré l’effondrement d’une industrie autrefois florissante : infrastructures délabrées, investissements en chute libre, fuite des talents.
La production du Venezuela s’est ainsi effondrée, passant de près 3,5 millions de barils par jour au début des années 2000 à moins d’un million aujourd’hui. Dans les années 1990 et 2000, Caracas exportait plus de 600 000 barils par jour vers les États-Unis.
Source : Ce qui se joue entre Washington et Caracas est plus qu’une anecdote | Le Devoir
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