Accusé par Maduro de dénigrer les femmes vénézuéliennes, le groupe Rawayana, qui cartonne sur la scène internationale, paie surtout le fait d’avoir dénoncé la “fraude électorale” mise en place lors de la réélection du président chaviste, en juillet. Il a même dû annuler sa tournée au Venezuela.
“Comment faire de la musique dans une dictature ? C’est une question que je ne souhaiterais poser à aucun artiste, mais à laquelle Rawayana a dû faire face” après avoir dénoncé la “fraude électorale” ayant conduit à la réélection du président Nicolás Maduro, en juillet, écrit le média en ligne vénézuélien El Pitazo.
Et la réponse semble avoir été apportée lorsque ce groupe de reggae – qui mélange le genre avec du rock, du reggaeton ou de la musique folklorique en passant par de la salsa, du jazz ou du ska – a été obligé d’annuler à la dernière minute sa tournée triomphale prévue fin décembre au Venezuela, en raison de pressions du régime, évoque le site.
Pourtant, avant de devenir “l’ennemi public musical numéro un du régime de Nicolás Maduro”, comme la définit le journal espagnol ABC, Rawayana avait le vent en poupe, porté sur la scène internationale par une diaspora de près de 8 millions de personnes ayant fui la crise économique qui frappe le Venezuela depuis une décennie.
Source : Au Venezuela, un groupe de reggae est devenu “l’ennemi numéro un” de Maduro
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