La justice vénézuélienne a accordé, dans la nuit du vendredi 20 février, la liberté à 379 prisonniers politiques. « Le ministère public a adressé aux tribunaux compétents des demandes d’amnistie (…) pour un total de 379 personnes », a déclaré le député Jorge Arreaza lors d’une interview télévisée. « Ces personnes doivent être libérées et amnistiées entre ce soir et demain matin », a ajouté ce parlementaire en charge de la commission chargée du processus.
La veille, jeudi 19 février, le Parlement vénézuélien avait adopté une loi d’amnistie proposée par le gouvernement intérimaire, près de deux mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis. « Il faut savoir demander pardon et il faut aussi savoir recevoir le pardon », avait alors déclaré la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, depuis le palais présidentiel de Caracas, ajoutant : « Nous ouvrons de nouvelles voies pour la politique au Venezuela. »
Une dizaine d’articles, 16 en tout, pour une loi très attendue qui comporte encore quelques faiblesses dans le texte, dénoncent des ONG alors que plusieurs milliers de personnes sont encore en liberté conditionnelle. Parmi les critiques, les défenseurs des droits humains déplorent l’exclusion de centaines de condamnés pour des faits non pris en compte par la loi. Alors, du côté de l’opposition parlementaire, la députée Nora Bracho rappelle au micro de notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle, qu’une « commission spéciale a été créée pour étudier toutes les affaires et, surtout, pour écouter tous les gens impliqués ».
Source : Le Venezuela annonce la libération de centaines de prisonniers politiques – RFI
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