Le Venezuela n’est pas un partenaire commercial majeur de l’UE en termes de volume. Le Conseil européen a par ailleurs mis en place des sanctions économiques et diplomatiques depuis 2017 face aux élections controversées dans ce pays.
L’Union européenne reste malgré cela le troisième partenaire commercial du Venezuela, après les États-Unis et la Chine. L’Espagne est de très loin le premier partenaire commercial européen du Venezuela selon les chiffres d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, concentrant plus de la moitié des échanges entre l’Union européenne et le pays sud-américain.
L’Espagne est suivie, à bonne distance, par l’Italie et les Pays-Bas. Ensemble, ces trois pays représentent plus de 80 % du commerce UE-Venezuela, illustrant une forte concentration des échanges européens avec Caracas. Madrid a importé environ 1,38 milliard d’euros de biens vénézuéliens, principalement du pétrole, et exporté pour près de 230 millions d’euros. Cette situation devrait être chamboulée par les actions des États-Unis envers les larges réserves de pétrole vénézuéliennes, qui pourraient forcer l’Espagne à rediriger ses commandes d’or noir à un autre pays producteur.
L’Italie arrive en deuxième position avec 16 % des échanges européens avec le Venezuela. Les Pays-Bas complètent le podium avec une part de 10 %, notamment en raison de leur rôle logistique et portuaire dans le commerce énergétique.
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