A écouter Donald Trump, rien ne serait plus simple que de « prendre tout le pétrole » du Venezuela. « Ils vont arriver avec des centaines de milliards de dollars et forer pour prendre le pétrole, c’est une bonne chose pour le Venezuela et c’est une chose fantastique pour les Etats-Unis », répète le président américain face aux PDG de majors pétrolières le 9 janvier.

Sans le contredire, ces derniers n’ont fait aucune annonce précise d’investissements dans le pays. C’est Darren Woods, le PDG d’ExxonMobil, qui se montre le plus abrupt. « A l’heure actuelle, c’est impossible d’investir », souligne le patron. « Nos actifs ont déjà été confisqués deux fois, donc vous imaginez bien que revenir une troisième fois nécessiterait des changements significatifs en comparaison à ce que nous avons vu historiquement et à la situation actuelle », ajoute-t-il.

Ce discours prudent ne plaît pas à l’hôte de la Maison-Blanche, qui menace de l’exclure de la manne vénézuélienne. « Si vous ne voulez pas y aller, dites-le-moi, parce que j’ai 25 personnes qui ne sont pas là aujourd’hui et qui veulent prendre votre place », tempête-t-il. Un vœu pieux ? Pour l’instant, les entreprises ne se battent pas pour investir au Venezuela.

Source : Pourquoi personne (ou presque) ne veut du pétrole vénézuélien | Les Echos


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