Ronald Herrera se souvient de la ville prospère qu’était Puerto Cabello il y a 40 ans, avec sa raffinerie symbole d’une époque dorée, quand le pétrole et l’argent coulaient à flots. Aujourd’hui, après la capture de Nicolas Maduro et l’annonce d’investissements en hausse dans cette industrie, sous pression américaine, il aspire à un nouvel essor.
Delcy Rodriguez, devenue présidente par intérim après l’enlèvement du chef de l’Etat vénézuélien le 3 janvier au cours d’une spectaculaire opération américaine, a rapidement signé des accords sur le pétrole avec Donald Trump, les Etats-Unis ne cachant pas leur intérêt pour l' »or noir » du Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves de la planète.
Puerto Cabello, dans l’Etat de Carabobo (nord), au bord de la mer des Caraïbes, abrite El Palito, l’une des raffineries les plus importantes du Venezuela.Ronald Herrera, qui y a longtemps travaillé, se montre optimiste. « Nous avons des attentes très positives. Comme on vit à côté de la raffinerie, on espère qu’il y aura plus d’emplois », dit-il à l’AFP.
A 70 ans, il vend désormais café et cigarettes aux voyageurs qui font halte sur un axe routier reliant plusieurs Etats du centre du Venezuela.Avec cinq de ses sept enfants vivant à l’étranger – l’ONU évalue à environ huit millions le nombre des Vénézuéliens ayant fui leur pays depuis 2014 -, Ronald Herrera voit d’un bon œil le virage pris par la présidente par intérim concernant la politique pétrolière, après des années de désinvestissement, de corruption et de sanctions américaines.
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