L’offensive contre le Venezuela intervient dans le contexte du lancement par Donald Trump de son corollaire à la doctrine Monroe pour renforcer l’hégémonie impériale affaiblie par les changements géopolitiques au niveau mondial sous la domination médiatique mondiale des États-Unis ; une tentative est faite pour montrer que l’opération criminelle bénéficie du soutien du peuple vénézuélien.

Seules quelques manifestations isolées et marginales de soutien à Trump ont été observées dans certaines villes d’Europe et d’Amérique latine. Aucune au Venezuela. De même, aucune force politique influente au Venezuela n’a réussi à se prononcer en faveur de l’enlèvement du président. Un peu partout, au contraire, des manifestant(e)s sont sorti(e)s dans la rue pour répudier la barbarie. A l’étranger aussi, comme à Paris où ils et elles étaient plus d’un millier.

Cependant, ces opérations de terreur psychologique créent le décor idéal pour le « changement de régime » tant espéré par Trump : un Nicolás Maduro, préalablement construit comme «narco-dictateur» par les médias, menotté et vêtu d’une tenue de prisonnier, présenté devant un tribunal new-yorkais comme s’il s’agissait d’un nouveau procès contre El Chapo Guzmán.

Dégrader le président et chef du processus révolutionnaire au Venezuela au rang de criminel ordinaire est nécessaire pour que l’impérialisme puisse progresser dans ce qu’il promet être une « transition pacifique » entre l’actuelle présidente intérimaire de la République, Delcy Rodríguez, et l’oligarque d’extrême droite María Corina Machado ou l’ancien candidat de l’opposition, Edmundo González.

Le soi-disant « changement de régime » n’est rien d’autre qu’une tentative d’imposer un dirigeant « fantoche » qui livrera les ressources naturelles du pays aux États-Unis.

Source : Venezuela, l’heure du peuple |


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