Au Venezuela, dans les mobilisations populaires (cachées par les médias pour pouvoir marteler que «Maduro doit frauder pour gagner»), le président parle de plus en plus de « démocratie communarde ». Mais d’où viennent ces communes vénézuéliennes ?

Pour de nombreux peuples indigènes du Venezuela, la commune socialiste n’est pas une nouveauté. Elle résonne avec des pratiques sociales anciennes telles que le régime foncier communal et l’autogestion. On le comprend mieux en dialoguant avec la communauté indigène Pumé de « Coporo Indígena », située dans la partie supérieure de l’état d’Apure, juste à l’extérieur de Biruaca. En raison de sa faible population, cette communauté autochtone est recensée comme conseil communal et non en tant que commune (agrégation de conseils communaux).

L’histoire de ce village Pumé, qui tire son nom du poisson de rivière Coporo, est parallèle à celle de nombreuses communautés indigènes systématiquement déplacées de leurs terres et victimes de violences structurelles. Bien que la révolution bolivarienne a apporté des réformes et des programmes importants en faveur des Pumé et d’autres peuples indigènes du Venezuela, de nombreuses injustices persistent et attendent d’être résolues.

Les hommes et les femmes de la communauté Coporo Indígena vivaient auparavant à San José de Capanaparo, près de la frontière colombienne. Cependant, en 1980, la famille du cacique Mario García s’est installée sur le territoire de l’actuelle « Coporo Indígena ». Petit à petit, ils ont construit des maisons, des puits et défriché 30 acres de terre pour y cultiver du maïs, des haricots, du topocho [petit plantain] et y planter un jardin médicinal varié.L’année dernière, la communauté comptait 32 familles. Cependant, en janvier 2024, un nouveau groupe de familles déplacées est arrivé à pied de San José de Capanaparo, après avoir fui cette région en raison de la violence des groupes irréguliers colombiens qui traversaient la frontière.

Aujourd’hui, Coporo Indígena abrite une cinquantaine de familles qui conservent leur langue et nombre de leurs traditions. Dans les témoignages suivants, trois porte-parole évoquent l’organisation et l’économie de la communauté, ainsi que l’impact du blocus états-unien sur leur vie quotidienne.

Source : Les Pumé, peuple indigène et racine « communarde  de la révolution vénézuélienne | «Venezuela Infos


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