Le gouvernement vénézuélien laisse mourir à petit feu sa cryptomonnaie, pourtant lancée en grandes pompes en 2018. En cause, un scandale de corruption dantesque.

Le Venezuela s’apprête à en finir avec sa cryptomonnaie nationale : le petro… C’est le quotidien espagnol El País qui l’annonçait hier : le petro, gagé sur les réserves de pétrole et d’or nationales, est en train de connaitre ses dernières heures : le Venezuela la laisserait mourir en catimini.

Pourtant, le régime chaviste de Nicolas Maduro avait tout misé sur cette monnaie virtuelle à sa création en octobre 2018. A l’époque, rien n’était trop beau pour le petit bijou de technologie : une campagne massive de promotion avait été lancée. Le président Maduro lui-même l’avait promu comme un moyen pour le pays d’échapper aux sanctions économiques étasuniennes. En quelques mois, le petro était même devenu une sorte de seconde devise nationale : on pouvait payer et se faire payer en petro.

Il suffisait de se connecter à la plateforme virtuelle Patria pour changer ses bolivars – la devise traditionnelle – en petro et ensuite commercer, voire épargner en cryptomonnaie. La formule a rencontré un certain succès dans un pays où le dollar est rare.

Source : L’échec retentissant du « petro » vénézuélien


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