Guaidó accuse Maduro d’utiliser le coronavirus comme «excuse» pour des «enlèvements politiques»

Le “président en charge” autoproclamé du Venezuela, Juan Guaidó, a dénoncé “l’enlèvement” de deux de ses collaborateurs par la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM), accusant le gouvernement de Nicolás Maduro d’utiliser la crise des coronavirus comme “excuse” “pour” enlèvements politiques “.

“L’utilisation par le régime du coronavirus est une excuse pour exécuter des enlèvements politiques”, a déclaré jeudi le chef de l’Assemblée nationale lors d’une conférence de presse.

Ainsi, il a dénoncé jeudi des membres de la Direction générale du contre-espionnage militaire (DGCIM) qui ont arrêté Demosthène Quijada et Maury Carrero, deux membres de son équipe de travail.

Il a également rappelé le cas du journaliste Darvison Rojas, arrêté le 21 mars à son domicile après avoir rendu compte sur les réseaux sociaux du nombre de cas de coronavirus dans l’État de Miranda.

Des membres des Forces d’action spéciale (FAES) de la Police nationale bolivarienne (PNB) l’ont emmené, faisant valoir qu’ils devraient le tester pour le coronavirus parce qu’ils avaient reçu un appel anonyme alertant qu’il y avait un cas de Covid-19 à son domicile.

Rojas, qui a depuis été détenu, a été libéré jeudi après une audience au cours de laquelle le juge a demandé jusqu’à quatre mentions pour le libérer.

Source : Coronavirus – Guaidó accuse Maduro d’utiliser le coronavirus comme «excuse» pour des «enlèvements politiques»

Venezuela : Disparition forcée d’un codirigeant d’une compagnie pétrolière

Le 18 mars 2020, Tomeu Vadell Recalde, un codirigeant de CITGO Petroleum Corporation qui a été détenu arbitrairement par le gouvernement de Nicolás Maduro, a appelé sa famille. Ce bref appel, dans lequel il n’a pas précisé où il était détenu, a été son premier contact avec sa famille depuis que des agents des services de renseignement l’ont emmené de force 42 jours auparavant. Son avocat n’a pas pu lui parler et ni l’avocat ni la famille de Vadell n’ont pu confirmer où il se trouvait.

Source : Venezuela : Disparition forcée d’un codirigeant d’une compagnie pétrolière | Human Rights Watch

Au Venezuela des prisonniers se font tuer alors qu’ils tentent se s’échapper

Dix détenus ont été tués par les forces de sécurité après des évasions depuis une prison du Venezuela, où la suspension des parloirs en raison de l’épidémie de coronavirus a suscité la colère.

Sur 518 détenus, 84 ont réussi à s’enfuir de la prison de San Carlos dans l’Etat de Zulia, à la frontière avec la Colombie, a indiqué un responsable local, Blagdimir Labrador. «Jusqu’à présent, 10 détenus ont été tués et six ont été capturés (…) Les 68 détenus toujours en cavale sont activement recherchés» a déclaré le responsable sur Twitter.

Source : Au Venezuela des prisonniers se font tuer alors qu’ils tentent se s’échapper | www.cnews.fr

Venezuela : des forces spéciales de la police sèment la terreur dans les quartiers populaires

Dans les quartiers populaires, certaines troupes d’élite de la police vénézuélienne sèment la terreur sous prétexte de la lutte contre la délinquance. Une fondation de mère de victimes tente comme elle peut d’obtenir une réponse auprès de la justice, sans succès.

Source : Venezuela : des forces spéciales de la police sèment la terreur dans les quartiers populaires – Reportage international

Le Venezuela, dévasté par la crise, a perdu 5 millions d’habitants

Le Venezuela subit depuis fin 2015 une crise économique et politique dévastatrice. Un phénomène qui a mené 4,9 millions de personnes à « abandonner » le pays, rapporte la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, déplorant la poursuite des violences contre l’opposition. Faisant le point devant le Conseil des droits de l’Homme sur la situation au Venezuela, Michelle Bachelet a averti que « les actes de violence des forces de sécurité et des partisans du gouvernement contre les parlementaires de l’opposition se poursuivent ».

Source : Le Venezuela, dévasté par la crise, a perdu 5 millions d’habitants – Capital.fr

Venezuela. Nicolás Maduro essaie d’échapper à la surveillance internationale en interdisant l’entrée sur le territoire à la CIDH

Réagissant à la décision du gouvernement de Nicolás Maduro d’empêcher la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) de mener sa visite in loco au Venezuela le 3 février, Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d’Amnesty International, a déclaré :

« Le gouvernement de Nicolás Maduro a essayé à maintes reprises d’échapper à la surveillance internationale et de dissimuler les graves atteintes aux droits humains et crimes de droit international commis par les autorités sous son commandement au Venezuela. En empêchant la délégation de la Commission interaméricaine des droits de l’homme d’embarquer sur son vol et en lui interdisant l’entrée sur le territoire, le gouvernement de Nicolás Maduro a une fois de plus démontré son mépris pour la justice et les droits humains de la population vénézuélienne. »

Une visite in loco est la visite officielle la plus importante que la CIDH peut mener pour analyser en détail la situation générale en matière de droits humains dans un État membre de l’Organisation des États américains (OEA). La délégation de la CIDH n’a pas pu embarquer sur son vol du Panama vers Caracas, le gouvernement de Nicolás Maduro l’ayant interdit.

Source : Venezuela. Nicolás Maduro essaie d’échapper à la surveillance internationale en interdisant l’entrée sur le territoire à la CIDH – Amnesty International France