« Droits-de-l’homme-au-Venezuela  : aux « sources » de la désinformation

Quelle discrétion d’un seul coup… A croire que le Venezuela avait disparu ! Depuis le 23 janvier, un babil incessant et plutôt enthousiaste accompagnait « les aventures de Juan Guaido », le « président » élu par Donald Trump et censé renverser Nicolás Maduro en (au grand maximum) deux temps, trois mouvements. « Juan Guaido et l’aide humanitaire « Juan Guaido et ses copains (de l’Organisation des Etats américains) », « Juan Guaido et ses super-amis du Groupe de Lima », « Juan Guaido et son gouvernement de transition », « Juan Guaido et l’appui de la communauté internationale » (une imposante cinquantaine de membres sur les malheureux 193 pays présents à l’ONU) …

On n’oubliera pas, bien sûr, « l’obstination de Maduro », « la dérive autoritaire de Maduro », « les sanctions de l’Union européenne contre Maduro », « Maduro isolé », « Maduro acculé », « la chute prochaine de Maduro »…

Et puis soudain, silence complet. Incompréhensible ? Pas vraiment, si l’on y regarde de plus près. Car il s’est passé deux ou trois événements pas tout à fait mineurs pendant cette pause médiatique incongrue.

Source : « Droits-de-l’homme-au-Venezuela  : aux « sources » de la désinformation, par Maurice Lemoine | «Venezuela infos

Insécurité, police et droits de l’Homme au Venezuela

Durant des années, le système médiatique a dénoncé sans relâche l’insécurité au Venezuela. Dès lors que le gouvernement s’est attelé -tardivement- à apporter un ensemble de solutions, les accusations se sont soudainement transformés en « violations des droits de l’Homme ».

La campagne médiatique actuelle, qui ne se base que sur les dires d’ONGs financées par les Etats-Unis, a un but précis: désarmer l’Etat vénézuélien. En premier lieu, il s’agit de le désarmer économiquement, c’est le rôle du blocus criminel qui étouffe le pays. Ensuite, désarmer l’Etat-nation, au sens de morceler le territoire vénézuélien, afin de faire passer les zones stratégiques sous contrôle paramilitaire ou sous celui des structures criminelles.

Or, cet objectif ne peut se réaliser que si l’Etat vénézuélien ne dispose plus de capacité de défense de son territoire. C’est le sens de cette campagne contre la police. Il faut désormais désarmer l’Etat, c’est à dire  réduire à néant la possibilité d’affronter le crime organisé, et le paramilitarisme colombien.

Source : Venezuela en Vivo: Insécurité, police et droits de l’Homme au Venezuela

ONU : Empêcher le Venezuela de siéger au Conseil des droits de l’homme

Le gouvernement du Venezuela, coupable de nombreux abus, n’est pas digne d’occuper un poste au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, et les États membres devraient voter contre sa candidature, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Depuis des années, les autorités du Venezuela répriment brutalement la dissidence et ne parviennent pas à régler l’urgence humanitaire qu’elles ont elles-mêmes causée et qui a forcé plus de 4,3 millions de Vénézuéliens à fuir le pays.

« Les pays membres des Nations Unies devraient adresser un message clair à l’administration de Nicolás Maduro : ils ne vont tout de même pas le récompenser pour ses politiques cruelles et abusives, qui ont détruit la vie de millions de personnes, en lui accordant un siège dans le principal organe onusien de défense des droits humains », a déclaré José Miguel Vivanco, directeur de la division Amériques à Human Rights Watch. « L’élection du Venezuela serait une insulte envers une institution dont les membres sont censés se conformer aux normes les plus élevées en matière de droits humains. »

Le 17 octobre 2019, l’Assemblée générale de l’ONU élira 14 nouveaux membres du Conseil des droits de l’homme, où siègent 47 pays, pour un mandat de trois ans démarrant en janvier 2020.

Source : ONU : Empêcher le Venezuela de siéger au Conseil des droits de l’homme | Human Rights Watch

« Un massacre au goutte-à-goutte » : des milliers d’exécutions extrajudiciaires au Venezuela

Le chiffre est tiré des registres officiels: près de 18 000 Vénézuéliens ont été assassinés par la force publique depuis 2016. Dix-huit mille. « Un massacre au goutte-à-goutte », résume Keymer Avila, professeur de criminologie à l’Université centrale du Venezuela, à Caracas. « Une guerre contre le peuple », soupire Maria C., dont le fils a été tué par la police. Dans un pays ou mafias et forces de l’ordre sont trop souvent de mèche, la militarisation de la politique sécuritaire a tourné au cauchemar.

Dans les statistiques, les victimes de la force publique apparaissent sous la rubrique « résistance à l’autorité ». Mais les organisations des droits de l’homme, ONU comprise, ont pu établir qu’il s’agit dans l’immense majorité des cas d’exécutions extrajudiciaires. Les victimes sont tuées désarmées. Selon Tamara Taraciuk, de l’ONG Human Rights Watch (HRW), auteure d’un récent rapport sur le sujet : « Il y a un modèle de conduite systématique de la force publique. » Le gouvernement dément.

Source : « Un massacre au goutte-à-goutte » : des milliers d’exécutions extrajudiciaires au Venezuela

Crise au Venezuela : l’ONU devrait enquêter sur de prétendues violations des droits humains

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies mènera une enquête sur les allégations de violation des droits humains au Venezuela, notamment d’exécutions, de disparitions et de tortures.

Le forum a approuvé l’envoi d’une mission d’enquête après qu’une résolution ait été présentée par les voisins du Venezuela et appuyée par des pays européens.

Parmi les 6 000 morts lors des raids de sécurité menés depuis janvier 2018, beaucoup auraient pu être des exécutions extrajudiciaires, ajoute le Conseil dans sa résolution.

L’envoyé du Venezuela a déclaré que ce texte “hostile” fait partie de la campagne menée par les États-Unis contre le gouvernement Maduro.

Le texte a été adopté par le conseil composé de 47 membres avec 19 voix pour, 7 contre et 21 abstentions.

Source : Crise au Venezuela : l’ONU devrait enquêter sur de prétendues violations des droits humains – Affaires internationales

L’ONU lance une enquête sur les violations des droits humains au Venezuela

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a décidé, vendredi 27 septembre, de créer d’urgence une « mission internationale indépendante » chargée d’enquêter sur les violations des droits humains au Venezuela. Une résolution a été adoptée en ce sens, proposée notamment par des pays du Groupe de Lima (composé de pays latino-américains et du Canada) et soutenue par l’Union européenne.

Cette mission devra enquêter « sur les cas d’exécution extrajudiciaire, de disparition forcée, de détention arbitraire et de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants » commis depuis 2014.

Source : L’ONU lance une enquête sur les violations des droits humains au Venezuela