Au Venezuela, des mineurs arrêtés comme s’ils étaient des terroristes

Virginia Giunta est la porte-parole aux Pays-Bas d’une coalition d’ONG vénézuéliennes – Fundaciensa, Foro Penal, Amnistie international, Provea et Sin Mordaza – pour la défense des droits de l’homme. « Il y a eu une détention massive de mineurs au moment de la grande manifestation du 23 janvier, dont les plus jeunes avaient 12 ans. Majeurs et mineurs ont indifféremment été transférés dans des détachements de la garde nationale, des prisons ou des centres de réclusions locaux. Par exemple, dans la prison de Alayón, dans l’état d’Aragua, 22 jeunes de 14 à 17 ans ont été reclus. Heureusement, la faiblesse des accusations et la pression des médias internationaux ont contribué à la libération de la majorité des adolescents. Une dizaine reste actuellement retenue. »

Selon l’ONG Foro Penal – qui vient en aide aux personnes détenues arbitrairement ou torturées lors de manifestations -, 700 personnes arrêtées en marge des manifestations de janvier sont toujours détenues, élevant le nombre de prisonniers politiques à 988 au 4 février. Selon l’avocat Alfredo Romero, directeur de Foro Penal au Venezuela, il s’agit d’un record dans l’histoire des prisonniers politiques de ce pays.

Source : Au Venezuela, des mineurs arrêtés comme s’ils étaient des terroristes – Le Parisien

« Quotidien »: le témoignage glaçant des journalistes arrêtés au Venezuela

Ce n’est pas tout à fait de la torture, mais ça y ressemble fortement. Dans « Quotidien » ce lundi 4 février, les journalistes Baptiste des Monstiers et Pierre Caillé sont revenus sur leurs conditions de détention au Venezuela, où ils avaient été arrêtés le 30 janvier, sans motif apparent.

Source : « Quotidien »: le témoignage glaçant des journalistes arrêtés au Venezuela | Le Huffington Post

Venezuela : le fixeur des journalistes arrêtés raconte les conditions de détention « indignes »

Rolando Rodriguez, fixeur des deux journalistes français de l’émission Quotidien arrêtés au Venezuela et relâchés jeudi, raconte à France 24 raconte leur arrestation et les conditions de détention.

Au Venezuela, le gouvernement de Nicolas Maduro n’hésite désormais plus à mettre la pression sur la presse étrangère. Une vague d’arrestations a touché deux journalistes de l’émission Quotidien diffusée sur la chaîne française TMC, Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers, ainsi que des reporters de l’agence de presse espagnol EFE en début de semaine.

Rolando Rodriguez étaient aux côtés des deux journalistes lors de leur arrestation. Il faisait office de « fixeur », un contact local visant à faciliter le travail des deux reporters débarquant sur le terrain. Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers avaient été dépêchés au Venezuela par l’émission de TMC pour couvrir la crise politique qui oppose le président Nicolas Maduro au président autoproclamé Juan Guaido.

Source : Venezuela : le fixeur des journalistes arrêtés raconte les conditions de détention « indignes »

Au Venezuela, la répression cible désormais les quartiers populaires

Depuis 2014, 13 915 emprisonnements sont dénombrés dans le pays. Dont 943 ces 10 derniers jours. Près d’un millier, depuis l’autoproclamation de Juan Guaido, avec des forces de sécurité « nerveuses »,  qui « tentent d’agir à l’abris des regards » dénonce Gonzalo Hioniom.

« La répression commence après les manifestations », explique-t-il : « généralement ça se passe de nuit. Ce sont les forces spéciales qui s’en chargent, avec la police et la garde nationale bolivarienne.

« Mais là où la répression marque un tournant pour le gouvernement vénézuélien, c’est parce que les autorités prennent désormais pour cible « les quartiers pauvres, ce qui démontre que le gouvernement a perdu assez clairement le soutien populaire qui par le passé a été son porte drapeau » analyse Gonzalo Hionom.

Les quartiers défavorisés, socle électoral d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro, se joignent désormais à une contestation qui a toujours été dénoncée par le gouvernement comme étant l’œuvre des classes riches, sous l’impulsion des États-Unis. C’est la grande nouveauté de ce mouvement que certains qualifient déjà de printemps vénézuélien.

Source : Au Venezuela, la répression cible désormais les quartiers populaires

VIDEO. Venezuela : En une semaine, les manifestations ont fait 35 morts et 850 arrestations

Après une semaine de manifestations au Venezuela contre le président Nicolas Maduro, le bilan est dramatique. Près de 35 personnes auraient trouvé la mort et 850 auraient été arrêtées, selon les chiffres donnés, ce lundi, par plusieurs ONG.

« Nous avons le chiffre vérifié, avec le prénom, le nom, l’endroit et les responsables présumés, de 35 personnes assassinées dans le cadre des manifestations », a déclaré Rafael Uzcategui, le directeur de l’ONG Provea au cours d’une conférence de presse à Caracas.

Rafael Uzcategui a également dénoncé huit « exécutions illégales » après ces manifestations, pendant des opérations policières dans des quartiers populaires. Il a accusé des agents des FAES (Forces policières d’actions spéciales) d’en être responsables. Pour sa part, le directeur de l’ONG Foro Penal, Alfredo Romero, a fait état devant les journalistes de 850 arrestations, dont 77 concernant des mineurs.

Source : VIDEO. Venezuela : En une semaine, les manifestations ont fait 35 morts et 850 arrestations

Venezuela : ultimatum, sanctions et dévaluation du bolivar… le point après une semaine de crise politique

Au Venezuela, les tensions ne sont pas retombées après une semaine d’une crise politique majeure. Selon un dernier bilan fourni lundi 28 janvier par plusieurs organisations non gouvernementales (ONG), les manifestations contre le président, Nicolas Maduro, se sont soldées par la mort d’au moins 35 personnes, et l’arrestation de 850 manifestants. (…)

Les Etats-Unis ont encore fait monter la pression. Cinq jours après avoir reconnu le chef du Parlement comme président par intérim, la Maison Blanche s’est attaquée lundi à la compagnie pétrolière PDVSA, accusée d’être « un véhicule de corruption ». Selon le Trésor américain, ces sanctions, qui interdisent à PDVSA de faire du commerce avec des entités états-uniennes et gèlent ses avoirs à l’étranger, ont pour objectif d’empêcher « le détournement de davantage de ressources » par Nicolas Maduro.Les raffineries de Citgo, filiale de PDVSA aux Etats-Unis, pourront continuer à fonctionner, les transactions financières passant par un compte bloqué, a précisé le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. (…)

Pour tenter de reprendre l’avantage, le gouvernement a dévalué lundi sa monnaie, le bolivar, de 34,83 %, pour l’aligner sur le taux pratiqué sur le marché noir, pourtant combattu par le gouvernement de Nicolas Maduro. Avec la mise en place d’un nouveau système de change, le taux a été fixé à 3 200 bolivars pour un dollar.

Source : Venezuela : ultimatum, sanctions et dévaluation du bolivar… le point après une semaine de crise politique