Venezuela. Maduro offre une guitare à Roger Waters après ses critiques sur les États-Unis

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a offert une guitare au musicien britannique Roger Waters, l’un des fondateurs du mythique groupe Pink Floyd, pour le remercier d’avoir critiqué les sanctions des États-Unis contre Caracas.

Le dirigeant socialiste est apparu jeudi dans une vidéo, diffusée par la télévision d’État à l’occasion de la Journée du rock, apposant sa signature sur une petite guitare vénézuélienne qui a ensuite été envoyée à Roger Waters.

Nicolás Maduro a félicité le musicien britannique pour sa « position de compréhension, de solidarité et de soutien envers le peuple du Venezuela face au blocus impérialiste américain ».

Source : Venezuela. Maduro offre une guitare à Roger Waters après ses critiques sur les États-Unis

Venezuela : malgré la crise, une association tente de rendre le cinéma accessible à tous

Au Venezuela, aller au cinéma est devenu un luxe pour l’immense majorité des habitants, qui peinent déjà à se procurer de la nourriture et des médicaments au quotidien. Au milieu de ce marasme économique, l’association Gran Cine veut cependant continuer à proposer des films à tous – avec ses projections en plein air – et des ateliers dans les écoles. Un travail nécessaire, explique son président.

L’association Gran Cine a été créée en 1996 par des Vénézuéliens travaillant le secteur du cinéma, afin de promouvoir la culture cinématographique, notamment dans la capitale, Caracas : projections de films du monde entier, développement de ciné-clubs, etc.

Source : Venezuela : malgré la crise, une association tente de rendre le cinéma accessible à tous

[Audio] Venezuela: se distraire malgré la crise grâce au cinéma

Au Venezuela, le président autoproclamé Juan Guaido a tenté de remobiliser la population samedi 11 mai en les appelant à se libérer de la peur. Lui-même est sous le coup d’un mandat d’arrêt. Après le soulèvement militaire raté de la semaine suivi d’une intense répression les Vénézuéliens sont dans le flou quant à l’avenir de leur pays.  Au-delà de la crise politique, la crise économique a rendu toute activité hors de prix. Seuls quelques privilégiés peuvent encore se payer une place de cinéma par exemple.

Source : [Reportage] Venezuela: se distraire malgré la crise grâce au cinéma – Amériques – RFI

Le Venezuela contre les jeux vidéos. Histoire d’un malentendu

Depuis près d’une décennie, au Venezuela, vous pouvez finir en prison pour avoir créé un jeu. En 2009, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité la Loi sur l’interdiction des jeux vidéo et jouets de guerre qui criminalise la création, la commercialisation, la distribution et l’utilisation des jeux vidéo violents. Cette loi avait pour but de montrer la fermeté d’un gouvernement qui n’autorisait aucune violence à l’écran. Quand elle a été promulguée, la Garde nationale a détruit, lors d’une mise en scène publique, des milliers de jeux vidéo avec un rouleau compresseur.

Cependant, en raison de la conjoncture politique, la loi n’a servi qu’à démanteler une industrie locale en pleine croissance, à transformer la création de jeux en une affaire politique et risquée, et à amener les développeurs à devenir des activistes ou à s’exiler.

Source : Le Venezuela contre les jeux vidéos. Histoire d’un malentendu – Barril.info

Au Venezuela, la poésie pour résister à la crise

Entre les messages politiques et les appels à l’aide pour trouver des médicaments, les comptes Twitter du Venezuela laissent place à des rimes et des alexandrins, une forme de résistance aux rigueurs de la crise.

Dans un pays rongé par les pénuries et la violence, les amoureux de la poésie la défendent dans ses moindres recoins. Une bibliothèque spécialisée, un prix de la jeune poésie, des ateliers d’écriture et de traduction et même un compte Twitter, dont les administrateurs se retrouvent dans les trois petits bureaux de la fondation « La Poeteca », à Caracas.

Source : Au Venezuela, la poésie pour résister à la crise

De fête et de fureur: au Venezuela, un groupe de ska entretient sa rage

A 14 ans, Horacio Blanco, a écrit une chanson qui dénonçait les « Politicos Paraliticos. » A 50, le public continue de lui réclamer le morceau, devenu un hymne de ralliement protestataire au Venezuela.

Inspiré par des groupes britanniques comme The Specials, un zeste de « fête et de fureur » locales en plus, selon son concepteur, Blanco et son groupe « Desorden Publico » (désordre public) sont les figures de la scène punk-ska vénézuélienne.

Toujours vêtu à la mode ska, veste et pantalon étroit noirs, les cheveux en houppette, il est sans doute le dernier grand nom de la scène rock locale à ne pas avoir déserté le pays, miné par la crise économique et politique.

« Je voudrais que les politiciens soient réellement des paralytiques », chantait-il ado. « Comme ça ils ne pourraient pas nous voler et s’enfuir en courant ».

Aujourd’hui, assure-t-il, « c’est l’une des chansons que le public réclame le plus souvent en concerts » avec un autre de leurs succès, « Le biberon de pétrole » – qui dénonce la dépendance fatale du Venezuela aux pétrodollars, l’une des causes du naufrage actuel.

Pour Desorden Publico, le ska a servi à dénoncer la corruption et l’abus de pouvoir. « Desorden est un petit échantillon de l’idiosyncrasie vénézuélienne », souligne Blanco.

« Nous sommes un pays de fiestas », reprend-il. « Ce qui ne veut pas dire que nous ignorons les pires difficultés auxquelles nous sommes confrontés. C’est même de là que vient cette rage ».

Source : De fête et de fureur: au Venezuela, un groupe de ska entretient sa rage