Au Venezuela, la capitale Caracas suspendue à l’aide humanitaire

A 850 kilomètres de là, dans le barrio de la Dolorita, ces bruits de bottes ne résonnent pas encore. Mais rares sont ceux qui comprennent comment leur président peut encore refuser une assistance, proposée aussi par l’ONU. Ce bidonville est l’un des plus pauvres, l’un des plus dangereux aussi, du grand Caracas. La longue montée qui vous aspire jusqu’au cœur du barrio n’est qu’une illustration du désastre économique. Ici, une succession de véhicules posés sur leurs essieux. Là, des magasins dont les rideaux sont condamnés à rester baissés. « Il vaut mieux venir le matin. Passé 14 heures, il devient risqué de traîner dans la rue », prévient Carolina Godoy, du collectif d’ONG Cesap.

Chaque semaine, cette organisation réunit une trentaine de femmes de la Dolorita pour les sensibiliser sur leurs droits.

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